Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 21: Entraîner son cerveau ou décider de rompre avec son ancien soi-même

Aujourd’hui, les auteurs nous présentent les travaux du Dr Joe Dispenza, chiropraticien et éducateur américain dans le domaine des neurosciences.

Ce dernier affirme que:

La plus grande habitude que l’on puisse perdre est celle d’être soi-même.

Belle coïncidence!

Alors qu’hier je vous demandais si vous vouliez vous épouser? Le Dr Joe Dispenza est l’auteur d’un livre intitulé Rompre avec soi-même.

Rompre avec soi-même - Pour se créer à nouveau

La base line me rassure. Rompre avec soi-même, pour se créer à nouveau.

Ok, nous nous entendons sur l’idée de reconnecter avec son moi profond. Qu’il s’agisse de le créer ou de le retrouver car il est ancré en nous depuis notre naissance n’est finalement qu’une question de point de vue ou de croyances…

Le Dr Joe Dispenza préconise de travailler notre neuro-plasticité afin de créer de nouveaux circuits neuronaux qui nous permettent de détourner nos croyances et habitudes anciennes.

Le défi du jour consiste à utiliser la visualisation; il s’agit de voir et ressentir intérieurement, les éléments, vitamines, protéines, contenus dans l’assiette que nous sommes entrain d’ingurgiter. Ceci pour ressentir tous les bienfaits des nutriments que nous avalons.

Avant de vous dire comment je l’ai vécu, quelques explications sur les bienfaits de la visualisation.

La visualisation, qu’est ce que c’est?

Si vous avez 1H54 devant vous, je vous propose de regarder la vidéo de la conférence du Dr Joe Dispenza organisée et filmée par la Télé de Lilou en cliquant ici.

Sinon, je vous livre les 5 premières minutes par écrit:

Combien de personnes dans cette assemblée pense que la façon dont vous pensez affecte votre réalité?

Combien de personnes se sont réveillées ce matin et ont consciemment créé leur futur?

Savez-vous pourquoi la plupart des gens ne le font pas? Parce qu’elles pensent que ce n’est pas vrai, que cela ne marche pas.

Si vous saviez que vos pensées affectent votre vie, vous n’oublierez pas une seule journée de créer votre futur!

Et vous ne laisseriez passer aucune pensée dans votre conscience dont vous ne voulez pas faire l’expérience.

Combien de personnes pensent que votre pensée crée votre réalité?

En une journée 60 000 à 70 000 pensées nous traversent l’esprit.

90% sont les mêmes que la veille.

Les mêmes pensées conduisent aux mêmes choix,

Les mêmes choix conduisent aux mêmes comportements,

Les mêmes comportements conduisent aux mêmes expériences,

Les mêmes expériences conduisent aux mêmes émotions,

Ces même émotions dirigent vos pensées, et votre circuit neurologique, vos états hormonaux et jusqu’à votre expression génétique,

Le tout créant votre réalité.

Wahoo! Le décor est posé. Le Dr Dispenza nous invite à potentialiser notre cerveau en l’entraînant chaque jour. Si je pouvais résumer en une phrase je dirai:

Créer consciemment nos pensées nous permet de créer consciemment notre réalité.

Formée en Programmation Neuro-Linguistique moi-même, j’utilise régulièrement la visualisation. Je n’avais cependant jamais eu l’idée de l’appliquer à ce que j’ai dans mon assiette.

Je l’utilise notamment pour désamorcer une peur de l’inconnu.

Au cours de ma carrière professionnelle, j’ai présenté de nombreux concours et examens. Systématiquement, je me rendais sur les lieux des épreuves la veille (ou le matin même lorsque j’étais convoquée l’après-midi) pour me familiariser préalablement avec les lieux.

Ensuite, dans ma chambre d’hôtel, je visualisais l’épreuve depuis mon réveil jusqu’à l’heure de fin. Je me voyais, me lever, m’habiller (avec la tenue précise que j’avais choisie), petit déjeuner, me rendre à l’épreuve, attendre dans la salle… Cela m’a toujours beaucoup aidé – c’était de la préparation mentale.

Aujourd’hui, je l’utilise systématiquement quand j’ai une journée chargée au cours de laquelle … il ne faut aucun grain de sable dans la machinerie…

Je vous explique comment précisément la visualisation me permet de planifier mon temps pour m’organiser de façon optimale dans mon bonus “Créez votre bullet journal pour organiser et optimiser votre rentrée”.

J’ai testé aujourd’hui la visualisation des apports nutritionnels des aliments que j’ingurgitais.

Résultat, je n’ai pris aucun plaisir à ce que je mangeais.

Non pas que la technique m’ait gênée, bien au contraire.

J’ai eu beaucoup de peine à visualiser des apports nutritionnels à haute valeur ajoutée car j’ai relativement mal mangé aujourd’hui.

  • Yaourt allégé ce matin … il n’avait pas vraiment de goût …
  • Biscottes + pâte à tartiner … certes BIO mais j’avais l’impression de ne manger que du sucre …
  • Mc Do à midi … No Comment … Le WRAP Veggie est tout de même accompagné d’une sauce et il y a plus de wrap que de veggie …
  • Du coup, une grappe de raisins frais au dîner qui m’a parfaitement satisfaite.

Cet exercice a eu la vertu réelle ou conscientisée, je ne sais pas encore, de me rendre responsable de l’intérêt nutritionnel pour mon corps de ce que j’étais en train d’ingurgiter.

Il y aura sans doute quelques deuils à faire…

Cet exercice aura eu la vertu de me mettre face à mes réalités comportementales.

Se donner bonne conscience en mangeant un wrap veggie n’a pas fonctionné en tout cas.

La rupture avec moi-même prend soudainement tout son sens. Merci Dr Dispenza.

A vous de jouer, essayez et dîtes nous dans les commentaires, comment c’est pour vous la visualisation de votre assiette?

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 20: Zéro doute ou répondre à la question Tu veux t’épouser?

Aujourd’hui les auteurs du défi des 100 jours nous invitent à nous relier à notre potentiel de confiance.

Ils définissent la confiance comme une certitude au-delà du savoir.

Je vous avoue que parfois je me demande si cela va vraiment servir à quelque chose finalement tout ça?

Je navigue à vue et n’ai aucune idée du chemin que je suis en train de prendre. J’ai certes défini la destination finale mais en cours de route, je me demande parfois si cela en vaut en peine.

Se remettre en question, amorcer des changements dans sa vie, coûtent de l’énergie.

Je sais que:

  • je me suis engagée pour un voyage de 100 jours … c’est écrit dans le titre …
  • j’ai défini ma destination finale cf article du jour 1…

Mais, suis-je sur le bon chemin?

C’est là que la confiance entre en jeu.

Ai-je confiance en ma capacité de transformation? Ai-je confiance en la guidance de ce cahier d’exercices?

Le défi du jour consiste à dépasser nos conflits intérieurs en disant OUI à la vie, OUI à nous-mêmes.

Encore une fois, il s’agit de lâcher le mental, pour être ouvert et se laisser surprendre là où s’y attendrait le moins.

Aussi, je décide d’affirmer:

J’ai zéro doute sur mes capacités à pratiquer l’alimentation consciente et à définir le régime alimentaire qui me convient le mieux

En tant que coach, je sais à quel point nos croyances peuvent être limitantes.

Robert Dilts, auteur, formateur et consultant américain spécialiste de la Programmation Neuro-Linguistique, expose des études scientifiques - supports de ses propres recherches, en ces termes:

Une étude sur l’apprentissage a bien mis en lumière l’impact puissant des croyances. Un groupe d'enfants dont l'intelligence avait été évaluée comme moyenne a été divisé de façon randomisée en deux groupes égaux en nombre. Le premier groupe a été confié à un enseignant à qui on a préalablement dit que les enfants dont il avait la charge étaient « doués » Le second groupe a été confié à un enseignant en lui disant que les enfants étaient lents dans leurs apprentissages. Un an plus tard, l'intelligence des deux groupes a été évaluée une seconde fois. Sans surprises, les enfants du groupe arbitrairement considérés comme "doué" ont augmenté leurs scores, alors que les enfants du groupe jugé "lent" ont pour la plupart vu leurs scores diminuer ! La croyance de l'enseignant à propos de leurs élèves a eu un impact marqué sur leur capacité d'apprentissage.

Une étude médicale a porté sur 100 sujets ayant eu un cancer de mauvais pronostic et considérés comme définitivement guéris (des patients sans symptômes depuis plus de 10 ans) Ces sujets ont été interviewés à propos de ce qu'ils ont fait pour atteindre ce résultat. Les entretiens ont montré qu'aucune méthode thérapeutique ne s'est révélée comme plus efficace qu'une autre. Certains avaient pris le traitement médical standard avec la chimiothérapie et/ou des rayons x, d'autres avaient utilisé une démarche diététique, d'autres avaient suivi un chemin spirituel, alors que d'autres se concentraient sur une approche psychologique et certains ne faisaient rien du tout. La seule chose commune à l'ensemble des personnes interrogées était la croyance en l’efficacité de la méthode choisie.

Ces exemples démontrent l'impact que la croyance peut avoir sur notre intelligence, notre santé, nos relations, notre créativité, également notre degré de bonheur et de réussite personnelle.

Si une personne a tendance à croire que ce défi lui sera de toute façon inutile car rien ne marche jamais sur elle et qu’elle est condamnée à être en surpoids toute sa vie ou au contraire trop maigre ou que sais-je encore et bien, devinez?

Le défi ne fonctionnera effectivement pas.

J’aime beaucoup la citation d’Henry Ford qui déclare:

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Cette citation résume à merveille à quel point nous avons les clefs en main. Cela ne veut pas dire que tout fonctionne systématiquement dès lors que l’on s’en croit capable. D’autres facteurs entrent en jeu, comme le passage à l’action qui souvent fait défaut et la persévérance.

Mais ce qui est certain, c’est que cela ne fonctionnera sans doute pas, si nous nous en croyons incapable.

Mieux vaut alors passer du temps à travailler sa croyance plutôt que de s’acharner à obtenir un résultat vain.

Pour travailler sur ces croyances, il convient:

  1. De les détecter,
  2. De les “ramollir” en trouvant des cas dans lesquels nos croyances ne se vérifient pas.

Pour exemple, mon fils croyait que parcequ’il était en surpoids d’aussi loin qu’il se souvienne, il le serait inévitablement toute sa vie puisqu’il était “né” comme ça. Pour l’aider à ramollir sa croyance, je l’ai invité à lister le nom de personnes de son entourage, qu’il avait connu en surpoids et qui avait maigri. Ensuite, de se rapprocher de ces personnes pour leur demander si elle serait d’accord de lui raconter leur histoire personnelle, enfant.

Il a ainsi pu mesurer que divers scenarii existent et que son surpoids n’est pas une fatalité qui le dépossède de son pouvoir d’agir.

Pour vous accompagner dans votre démarche, vous pouvez également consulter un.e coach qui saura vous accompagner dans la détection et l’atténuation de vos croyance limitantes.

J’appuierai pour finir la réflexion des auteurs du défi des 100 jours pour une alimentation consciente et vous invite à répondre à cette question:

Voulez-vous vous épouser? 

Si la réponse est OUI, n’ayez plu aucun doute sur votre capacité à atteindre vos objectifs et consacrer votre énergie à vous mettre en mouvement.

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 19: Créer ses rituels alimentaires ou comment commencer à paver la voie qui nous convient

Après la journée d’hier je ne pensais pas avoir à créer des rituels alimentaires. Je n’étais pas à l’aise à l’idée d’ajouter des rituels alors que je m’en sentais libérée.

Après avoir testée la déloyauté familiale, j’allais tester la loyauté envers moi même.

Le défi du jour consiste à créer nos propres rituels, positifs, sains et choisis en conscience.

Mais pourquoi est-ce si important d’avoir des rituels?

Je n’ai jamais été très fan des habitudes. Je trouve que cela fait ringard et j’associe inconsciemment ce mot à celui de charentaises. Pas très glamour…

Pourtant, depuis que je m’attèle à co-créer la Vie choisie que je veux vivre, j’ai bien compris l’utilité de ritualiser tout changement bon pour nous.

En effet, la nature ayant horreur du vide, toute ancienne habitude nocive supprimée a tout intérêt à être remplacée par un nouveau rituel bonifiant.

Sinon quoi?

Sinon, les mauvaises habitudes ont toutes les chances de réapparaître! Si le changement nous demande trop d’efforts conscients, il arrive un moment où l’on ne sait plus faire et alors on craque… reprenant tranquillement nos mauvaises habitudes si sécurisantes.

Alors que quand le nouveau rituel est intégré comme une habitude, la bonification apportée se fait sans effort!

Là, cela devient intéressant.

Certaines études récentes voient la ritualisation laïque comme un ressort de motivation.

Pour aller plus loin: Voir la synthèse de M. Segalen [1998], les contributions de Cl. Rivière [1995, 1996] ou encore les articles sur les rituels profanes ou quotidiens dans les revues Terrain [1987], Cahiers internationaux de sociologie [1992]

Je trouve effectivement plus simple d’introduire dans mon quotidien des “modes de faire” auxquels j’ai préalablement bien réfléchis et dont je suis sûre qu’ils seront bons pour moi.

Si je choisis de compter sur ma bonne volonté, mon bon sens et ma mémoire, il y a alors de fortes chances pour que, lancée dans mon quotidien, ces bonnes intentions restent à l’état d’intentions.

Aussi, nous décidons:

Akhenaton:

  • Séparer en deux la nourriture qui se trouve dans mon assiette et m’interroger sur mon besoin de manger encore, une fois que j’ai mangé la première moitié,
  • Manger dans mon bol personnel.

Moi:

  • Boire lorsque je cuisine ou prépare mon repas afin de ne pas boire à table (j’ai remarqué que je digérais moins bien quand je buvais à table),
  • Cuisiner un repas de “fête” tous les derniers mardis du mois en servant des assiettes à partager tous ensemble, (plateaux fromages, plateaux de fruits de mer, plateaux de fruits…),
  • Manger en silence en ce qui me concerne,
  • Faire des courses plus régulièrement en de moindre quantité,
  • Manger dans un bol qui n’appartient qu’à moi, que j’ai choisi et que j’aime particulièrement,

Cela fait déjà beaucoup je trouve, mais je décide d’en ajouter un suggéré en bonus dans le cahier d’exercices.

Dans un coin tranquille de votre cuisine ou au centre de votre table, créer un endroit pour honorer quotidiennement votre nourriture. (Fruits, fleurs…) Inspiré des pays asiatiques ce rituel envoie un message bienveillant sur notre relation à la nourriture.

Je me dis que cela peut valoir la peine d’essayer et ajoute à ma liste:

  • Acheter des fleurs coupées tous les vendredis et réaliser un joli centre de table en signe de gratitude.

Pour que cela s’inscrive dans mon quotidien, je note immédiatement à mon agenda:

  1. Fleuriste – les vendredis (sur un mois).
  2. Repas de “fête” les derniers mardis des mois (sur 3 mois)
  3. Courses  – les vendredis entre midi et deux (sur un mois)

Je déciderai ensuite si je continue ou non, mais j’applique toujours une règle.

J’essaye d’abord PUIS décide de poursuivre ou pas.

C’est basique mais cela permet d’éviter de passer à côté de belles occasions de se changer la vie.

Vous avez les éléments pour vous joindre à moi. Débutez le défi vous aussi depuis le jour 1 et ajouter dans les commentaires comment vous le vivez.

Notre alimentation est un sujet de santé publique. Saisissez l’occasion de changer votre vie tout en contribuant au monde. 

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 18: Les rituels alimentaires … m’interrogent sur la (dé)loyauté familiale

Aujourd’hui les auteurs nous invitent à donner de l’attention à nos routines alimentaires.

Autrement dit, portons notre attention sur tout ce que l’on fait d’ordinaire sans même y réfléchir … juste parce que c’est comme ça … 

Toutes ces routines, habitudes que nous répétons comme des comportements obligatoires autour de l’alimentation et des repas.

Et interrogeons-nous sur leur éventuel effet négatif. 

… Ah bon? Pourtant ils disaient que c’était pour mon bien …

Pour exemple, le cahier d’exercices cite:

  • Compter les calories
  • Couper ses aliments en de tous petits morceaux
  • Peser les aliments

Je n’ai aucune de ces 3 pratiques, en revanche, quand j’ai posé la question à Akhenaton, il m’a répondu:

” Tu m’obliges à rien de spécial.” Et de façon global, il ne se sentait pas contraint. J’ai rétorqué: “Mais quand je te demande de manger assis à table et pas devant la TV ?” Il n’a rien répondu mais son regard a parlé pour lui. J’ai compris “Quand même maman, c’est normal que tu fixes un minimum de règles…”

J’ai bien senti à ce moment-là le jeu parents – enfants //

Je pose le cadre VS J’essaie de transgresser le cadre pour me prouver que mon parent m’aime et comprends bien pourtant les raisons pour lesquelles il pose le cadre rassurant en question – que je conteste par ailleurs. Ah … Le bonheur et la simplicité d’être parent.

Ensuite, je commence ma liste des rituels que je “m’impose ou impose” aux autres:

  • Obliger mes enfants à dire bonjour, … Ah non, on a dit en lien avec l’alimentation …
  • Manger ce que l’on me sert et tout ce que l’on me sert,
  • Manger en famille, tous ensemble, la même chose à la même heure, … Enfin sauf hier …
  • Cuisiner pour manger sain,
  • Faire les courses en une ou deux fois dans le mois – ce qui implique un effet trop plein (en début) et trop vide (en fin)
  • Demander avant d’ouvrir placards et frigo,
  • Autoriser à se resservir dès lors que le plat n’est pas terminé – par contre – attention, on doit alors finir son assiette!…
  • Manger de la viande à tous les repas … on n’est pas des mendiants quand même …
  • Toujours, toujours, toujours, cuisiner plus que ce dont on a besoin.

Je pensais en avoir terminé et ne voyais pas bien quoi ajouter.

J’ai donc relu l’exercice et me suis arrêtée sur la consigne: Listez les habitudes, héritages de vos parents, de votre culture, éducation ou religion.

Et là, eurêka! J’omettais juste l’interdiction absolue de manger du porc. Fallait le faire. Je ne mange pas de porc et j’allais omettre de le placer dans la liste des rituels alimentaires.

En même temps, je savais que le sujet tomberait irrémédiablement dans la case SUJET EPINEUX A EVITER.

Tant pis, j’y vais.

Je dirai que cette interdiction est plus culturelle que religieuse dans ma famille. Nous pourrions être qualifiés de “musulmans non pratiquants”. Ce qui était particulièrement INconfortable.

En effet, je traînais toujours la sensation d’être entre deux. Trop musulmans quand même au goût des non musulmans et pas assez aux yeux des musulmans pratiquants.

J’ai vécu cette situation, enfant sans trop y penser puis jeune adulte confortablement puisque, bien que non musulman non pratiquant, mon mari ne mangeait pas de porc!

Tout roulait jusqu’à être maman. Au début, pas de souci, notre enfant ne mange pas de porc.

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Jusqu’au jour où il arrive de l’école et demande à pouvoir en manger.

Je lui demande la raison pour laquelle il le souhaite. Il répond: “J’en ai marre de ne pas manger comme les autres.” J’ai pris les choses avec légèreté car ce jour là il avait mangé des oeufs durs quand les autres enfants mangeaient des pâtes à la carbonara.

Nous entamons de longues discussions pendant plusieurs semaines car cette demande ne le quitte pas; Mon mari et moi avons beau lui expliquer les raisons qui font que … Qu’il serait le seul de la famille à en manger… Rien n’y fait.

J’ai sans doute fait la maman poule mais un enfant de 3 ans qui commence et finit ses journées en posant la question:

“Quand est ce que tu fais un mail à Florence (responsable de la cantine à l’époque) pour lui dire que c’est bon maintenant je mange du porc” …

Ça fout les jetons… Nous avons donc pris la décision d’écrire à la fameuse Florence.

Sauf qu’ensuite j’ai du affronter et gérer intérieurement la culpabilité de la déloyauté familiale dont je faisais preuve.

Changer un rituel alimentaire hérité du clan familial est un acte de haute trahison – Comment vivre avec?

Je trouve beaucoup de réponses et de soutien dans la psychogénéalogie.

Théorisée par le professeur Anne Ancelin Schützenberger au cours des années 1970, la psychogénéalogie instaure le principe selon lequel les événements traumatiques, les sources conflictuelles ou encore les secrets vécus par un ascendant auraient un impact sur le comportement de son descendant et expliqueraient certains de ses comportements.

La dernière conférence que j’ai organisé portait sur le thème du choix inconscient du conjoint.

Pour connaître les dates et thèmes des prochaines conférences, cliquez ici.

La conférencière, Hélène MICOLLET, expliquait à quel point cela peut être une lutte d’intégrer dans le clan familial un conjoint qui n’a pas les mêmes valeurs, comportements, habitudes. Et que pourtant, si nous l’avons choisi, c’est qu’il a un don, une réponse, une chose à apporter au clan.

J’ai eu cette sensation avec mon enfant à cet instant là. Et il n’était évidemment pas question que je fasse un choix entre mon enfant et mon clan. Ou plutôt, si, je devrai dire que j’ai choisi mon enfant pour ce qui m’apparaissait à ce moment-là comme une question de bien-être émotionnel dans sa construction. Le clan le vit mal, la matriarche surtout, car quelque par je représente le maillon faible par lequel la tradition se perd.

Alors que moi, je le vois plutôt comme un enrichissement de l’arbre généalogique. Je n’ai pas rejeté le passé familial pour autant, bien au contraire, je suis pleine de gratitude et de reconnaissance envers mes aïeux et je les respecte profondément.

Simplement, je pense qu’il faut enrichir le futur des expériences du passé et non le sacrifier pour lui.

J’aime beaucoup la citation qui dit:

Notre naissance est une réponse à une question de nos ancêtres

Je ne pense pas que l’idée soit de résister pour reproduire ce qu’ils ont fait auparavant quand la vie nous envoie une invitation au changement.

Cette journée aura eu la vertu de me réconcilier avec ce choix fait honteusement il y a 6 ans. J’en ai discuté à nouveau avec mon fils et il est serein avec cet état de fait. Bien plus que je ne l’étais finalement…

Et vous si vous deviez lister 10 habitudes / rituels alimentaires que vous tenez du passé, ce seraient lesquels?

10, pas un de moins! Ceci pour aller jusqu’aux habitudes tellement ancrées dans votre vie que vous ne les percevez pas dans les premiers instants…

Bonne introspection et bonnes découvertes.

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 17: Changer sa routine alimentaire ou Qui a dit qu’il fallait faire 3 repas par jour!

Ça commence plutôt bien! J’aime le changement. J’ai toujours beaucoup appris quand j’ai fait les choses autrement. Autrement que ce que j’avais prévu, autrement que ce que j’avais imaginé, autrement que ce que l’on m’avait conseillé…

Je suis fondamentalement une anti-conformiste. Cela ne veut pas dire que je suis anarchiste, mais je n’ai aucune difficulté à faire différemment de ce que fait la majorité des gens.

Après, de là à dire que j’assume tout…

Par nature, j’aime plutôt suivre mon intuition, quitte à m’apercevoir après, que la plupart des autres personnes, en général, font autrement.

Par exemple, j’ai pratiqué l’allaitement long avec mes deux enfants (13 et 31 mois. Oui oui, il n’y a pas d’erreur de frappe, vous lisez bien 31), le cododo, le portage en écharpe nuit et jour alors que j’ai fait des études longues, travaille et occupe un poste à responsabilité.

Ou encore, j’ai été propriétaire de mon premier appartement à 25 ans, puis d’une maison à 30 pour finalement tout vendre à 34 et habiter aujourd’hui dans un appartement en location.

Ou encore, je ne pars pas en vacances aux mois de juillet ni août (ou rarement). J’aime prendre mes vacances en mai – juin, octobre – novembre et décembre ou février.

Alors, je me rends bien compte que quand j’annonce ce genre d’étrangeté, soit je passe pour une menteuse … Elle croit qu’on va gober qu’il s’agit de choix de vie…, soit pour une excentrique ... Elle est bizarre celle-là …. Je ne suis ni l’un ni l’autre.

Je m’efforce de savoir ce qui me correspond et l’applique indépendamment de ce que peuvent penser ou faire la majorité des autres êtres humains.

Et, aujourd’hui, j’ai pris une claque car je me rends que je suis finalement plutôt conformiste en terme de routine alimentaire.

Le défi du jour consistait à changer nos habitudes et routines alimentaires. 

Prendre un petit déjeuner en ville, faire un pique nique, goûter de nouveaux aliments… Peu importe quoi, mais faire différemment!

OK

Brainstorming à la maison pour lister toutes nos idées. Il en ressort:

  • Prendre mon petit déjeuner en ville, en terrasse, Café noir + quart de baguette + beurre + confiture
  • Faire mes courses au marché uniquement pour un menu spécifique et le cuisiner tout de suite en rentrant
  • Manger dehors
  • Manger froid sur ardoises à partager
  • Commencer par le dessert
  • Se faire un restaurant
  • Manger tout le repas sur une grande assiette unique par personne
  • Suivre nos besoins et manger chacun quand nous le souhaitons, indépendamment des heures traditionnellement admises.

Il fallait ensuite choisir les idées qui retiennent notre attention et les mettre en oeuvre.

L’organisation de la journée a permis de mettre en oeuvre la dernière. … Je suis contente, c’était l’une de mes idées… J’ai appris une chose très importante!

Qui a dit qu’il fallait faire 3 repas par jour!

Akhenaton:

Petit déjeuner à 8h - Collation à 10h30 - Déjeuner à 13h00 - Pas de goûter - Dîner à 17h19 (hors dessert) - Dessert à 20h00

 

Moi:

Grand thé à 8h00 - Grand café à 10h30 avec 2 tartines - Déjeuner à 13h00 - Goûter à 18h00 - Dîner à 20h30 - Grande tisane à 22h00.

 

J’ai été élevée dans l’idée que:

  1. L’esprit de famille nécessite que tout le monde mange à table à la même heure,
  2. Grignoter entre les repas c’est beurk, caca boudin!
  3. Quand on sort de table, on n’a plus le droit de rien manger ensuite, sinon…

Aujourd’hui j’ai fait volé en éclat quelques croyances et je dois bien dire que cela ne m’a pas fait sourciller plus que ça. (sauf pour le dîner de 17h19, j’avoue…)

J’ai trouvé l’ambiance détendue à la maison. Les enfants ont été à l’écoute de leurs besoins – puisqu’aucun adulte n’allait leur dire: “Les enfants, à table, il est l’heure de manger.”

Finalement, c’est quand l’heure de manger si ce n’est quand on a faim… Dès lors que l’on a bien déterminé que c’est notre corps physique qui a faim. Rappelez-vous.

Je sens que je vais me créer des problèmes toute seule. Parce que c’est tout de même confortable pour la mère nourricière que je suis,  de faire manger tout le monde, la même chose à la même heure!

Et le respect du rythme là, il est où…

De la même manière que je n’ai jamais compris que l’on impose l’heure de la pause dans le monde du travail, je suis en train de prendre conscience que je n’ai plus envie d’imposer l’heure du repas à mon corps.

J’ai conscience que j’écris des choses qui vont à l’encontre de ce que préconisent les magasines Santé en vogue. Et c’est OK pour moi! J’ai envie de le tester ainsi et voir. Cela ne veut pas dire que l’on ne trouvera pas un rythme régulier – décousu par rapport à la norme – mais régulier.

L’ennui est que si cela fonctionne, je vais devoir ajouter une bizarrerie à mon compteur de vie. Je serai dans l’obligation de déscolariser mes enfants. Je me vois mal écrire dans la case OBSERVATION de la fiche sanitaire “Mon enfant prend son dîner à 17h19. Vous seriez aimable de lui mettre au frais sa lunch box. Bien cordialement.”

Et vous? Si vous deviez faire quelque chose différemment ce serait quoi?

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 16: Incohérences & Authenticité alimentaire ou la journée des Autorisations

Incohérences et Authenticité…? Allons-nous par hasard parler de nos contradictions? Vous savez quand nous savons parfaitement ce que nous devons faire et que, bien entendu, nous faisons strictement l’inverse…

… Le matin 7H30: Je sens qu’il serait bien d’arrêter de manger du chocolat en soiréeComprenez, il faut vraiment que j’arrête de manger du chocolat blanc fourré au caramel beurre salé 30 minutes avant d’aller me coucher –

… Le soir même 22h30: Hummm!! Il est trop bon ce chocolat. Je dois penser à en racheter, il y en a presque plus…

Toute analogie avec un fait tiré de la vie réelle est fortuit

Les auteurs nous invitent tout d’abord à regarder une courte vidéo qui met en scène une famille dont les enfants (jeunes adolescent.e.s) ont jeté le repas de noël à la poubelle car ils ne veulent pas avaler le foie malade d’un animal mal-traité (foie gras) ni le vin confectionné avec du raisin bourré de pesticides. Les parents tentent de justifier leur comportement mais rien n’y fait.

Si vous êtes intigué.e, cliquez ici pour le regarder.

Le défi du jour consiste à noter ce que l’on se dit sans jamais ne le faire, sans finalement ne jamais passer à l’action!

Et de préciser, que vivre des incohérences est tout à fait normal pour un être humain. Ouf….L’idée est de se positionner en observateur et de faire taire la petite voix intérieure qui nous jugerait.

Trois exercices sont alors proposés:

  1. Lister ce que je me dis et ce que je fais en vérité
  2. Lister ce qui pourrait convenir à mon corps et que je ne fais pas
  3. Lister ce qui ne convient pas à mon corps et que je fais quand même

Je vous passe le détail des listes et vous livre les trois actions que nous avons décidé Akhenaton et moi de mettre en place aujourd’hui.

Akhenaton
Dans la catégorie 2: Manger avec les doigts et Parler à table
Dans la catégorie 3: Manger assis
Moi
Dans la catégorie 1: Porter ma montre toute la journée car elle m'indique les calories dépensées et que je me dis que je ne fais pas de sport alors que je dépense tout de même des calories toute au long de la journée
Dans la catégorie 2: Manger toutes les trois heures, Manger en silence

Mon mari a moyennement apprécié l’idée que notre fils mange toute la journée avec les doigts. En même temps, vous me croyez si vous le voulez mais cela n’a pas été si dérangeant. Dès lors que nous l’avions accepté et que c’était clair que c’était autorisé – c’est presque passé inaperçu.

J’ai enfin mangé sans n’avoir besoin d’ouvrir la bouche pour parler.

J’ai souvent eu cette intuition, confirmée, que manger la bouche fermée est aidant pour moi. Cela m’évite d’avoir le ventre qui gonfle. Sauf que je n’adaptais pas la bonne stratégie. Jusque là je m’époumonais à faire taire les enfants; alors que la clef était si simple.

Il suffisait que je prévienne les personnes avec lesquelles je partage le repas que je ne souhaite pas parler. Et vous avez quoi? Cela marche bizarrement beaucoup mieux!!

Et la cerise sur le gâteau fut qu’autorisé à parler, finalement Akhenaton a moins parlé que d’habitude. C’est beau le lâcher prise.

Quant à cette histoire de manger avec les doigts, il n’y pensais plus au repas du soir. Je lui ai alors posé la question. “Alors? c’était comment de manger avec les doigts? Il m’a répondu avec détachement: “Pas mal”. A mon avis, nous n’en entendrons plus parlé.

Enfin, je me suis autorisée à manger tout au long de la journée – uniquement guidée par mes envies. Contrairement à ce que je pensais:

  • Je n’ai pas mangé au petit déjeuner
  • Bu un thé à 8h00
  • Bu un café à 11h30 en préparant le repas (je ne me le serai pas autorisé sans le défi)
  • Manger un risotto à la courgette à 12h15 (dans un bol chinois avec baguettes)
  • Bu un thé et un café à 16h00 avec trois speculoos
  • Manger des grosses frites maison et une demi tomate farcie à 18h00

Là, il est 20h20 et je me sens encore repue. Je crois que j’ai mangé la frite de trop… Raté pour le hara hachi bu

Je suis vraiment satisfaite de cette journée car j’ai réussi à observer sans juger, à ne pas me crisper en voyant mon fils de 9 ans manger son yaourt avec les doigts, à me respecter et à donner de la valeur à mes ressentis malgré les règles de bien-séances.

Je me sens légère ce soir…

Je vous invite à essayer. Posez-vous la question.

Qu’est ce que vous savez bon pour vous et que vous n’osez pas mettre en place? Dès que vous avez la réponse, faîtes le sur la journée et observez ce qui se passe.

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 15: “Je mange donc je suis” … mais je croyais que l’égo c’était BEURK…

Les auteurs nous exposent aujourd’hui que “notre façon de manger nous donnerait des indicateurs sur notre façon de vivre”. J’aurai plutôt imaginer un titre du genre:

  • Je mange ce que je suis
  • Je suis ce que je mange
  • Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es

Mais, je mange donc je suis, me ramène à cette histoire d’égo et j’ai du mal à comprendre la progression.

Les choses s’éclairent à la lecture de la suite.

Lise Bourbeau, auteure de deux livres sur le sujet nous apprend à interpréter notre façon de manger.

Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, 2013 et Ecoute ton corps, 1999 nous accompagne vers la compréhension de nos comportements alimentaires en lien avec nos blessures.

Je n’ai lu aucun de ces livres, aussi je vous partage la chronique d’un blog qui en fait ce résumé:

Auteure de livres à succès, la conférencière et thérapeute Lise Bourbeau déclare que tout problème physique, émotionnel et mental proviendrait de cinq blessures principales : la trahison, le rejet, l’abandon, l’humiliation et l’injustice.

Afin d’éviter la souffrance attachée à ces blessures originelles, nous nous créerions des masques qui nous permettraient de prétendre que nous ne sommes pas blessés par ces dites blessures. Lise Bourbeau a ainsi dressé un portrait de ces masques, chacun correspondant à une blessure spécifique.
Cependant, si ces masques nous ont permis de survivre et de nous adapter, enfant, à notre environnement, ces masques seraient aussi des obstacles à notre épanouissement personnel. « Lorsque nous portons ces masques, nous ne sommes plus nous-mêmes », nous dit Lise Bourbeau. Nous finissons souvent par croire que ces masques empruntés sont partie intégrante de notre personnalité alors qu’ils ne sont, en fait, que des moyens mis en place pour nous protéger d’une souffrance que nous pensons, à tort, ne pas pouvoir supporter. S’ils sont une protection, pourquoi les abandonner ? Car, en plus d’empêcher d’être soi-même, ces masques seraient également le moyen le plus sûr d’entretenir nos blessures originelles.

Bien bien…

Les 5 blessures sont donc:

  1. La trahison,
  2. Le rejet,
  3. L’abandon,
  4. L’humiliation,
  5. L’injustice.

Les auteurs du défi exposent des exemples.

Ne pas savoir s’arrêter de manger reflèterait une peur de l’abandon et se resservir avant que son assiette ne soit vide serait le résultat d’une peur du manque.

J’ai découvert la théorie des blessures par l’intermédiaire de l’auteur Ana Sandréa, Êtes-vous votre pire ennemi?

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Ana Sandréa évoque ces 5 mêmes blessures et donnes des conseils pour les dépasser.

Quel rapport avec le défi du jour!

Le défi du jour consiste à décrire quel type de mangeur nous sommes.

Akhenaton fera laconique. Je mange assis, à table, vite et j'ai tendance à dévorer.

Quant à moi, je commence à picorer quand je cuisine. A table je peux remplir mon assiette en cours si je veux ajouter des légumes ou des féculents pour mon goût personnel. J'aurai plutôt une tendance à manger peu et plus de 3 fois dans la journée. Je pense que si je m'écoutais je mangerai toutes les 3h (7h - 10h - 13h - 16h - 19h - 22h). Pratique dans la vie de tous les jours... Sinon, je mange assise, à table et comme j'ai déjà travaillé sur mes 5 blessures, je me dis que je devrai m'autoriser ces 6 repas par jour - après tout! 

Il n’est pas aisé de faire un lien avec les 5 blessures – car ces dernières affectent nos comportements dans de nombreuses dimensions et pas seulement alimentaires.

J’ai tout de même noté dans un coin de ma tête que mon fils m’a dit avoir du mal à s’arrêter de manger en lien avec la peur d’abandon.

A creuser… Je note qu’aujourd’hui il est sorti de table en dernier alors que d’ordinaire il est plutôt en pôle position.

De petites pistes qui doivent mûrir…

 

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 14: HARA HACHI BU ou le 80/20 appliqué à notre régime alimentaire

A la lecture du titre, je n’ai eu aucune idée de ce que pouvait être le Hara Hachi Bu.

Puis en lisant les mots clefs – île japonaise d’Okinawa – cela m’est revenu.

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Dans un livre de Bernard WERBER La Voix de la Terre – Troisième humanité *** – les héros sur retrouvent sur cette île qui compte proportionnellement 3 fois plus de centenaires que dans le reste du monde et dont l’espérance de vie en bonne santé est la plus élevée du globe.

Les 7 secrets de cette espérance de vie seraient:

  1. L’apport de vitamines D du fait du temps passé en extérieur

  2. Un régime alimentaire à base de légumes et de patates douces

  3. La force du réseau social

  4. La culture d’un jardin médicinal

  5. Le fait de rester actif

  6. La trouvaille de son ikigaï –  Peut être traduit par raison d’être

  7. Enfin, ce qui nous intéresse pour le défi du jour: Arrêter de manger dès lors que l’on a atteint 80% de satiété.

En règle générale, nous sortons de table lorsque nous sommes repus et n’avons plus faim, or, il faudrait 20 minutes à notre cerveau pour analyser que notre estomac est plein.

D’où le Hara Hachi Bu ou Arrêter de manger lorsque notre cerveau analyse notre estomac comme plein à 80% car 20 minutes après, il estimera qu’il est plein à 100%.

Cela voudrait dire que d’ordinaire nous remplissons à chaque repas notre estomac à 120%…

Le défi du jour du jour consiste donc à stopper notre repas lorsque nous analysons notre estomac comme plein à 80%.

En renouvelant l’expérience à plusieurs reprises, nous serons alors en capacité d’évaluer les bien faits de cette pratique sur nous.

Et alors de deux choses l’une:

Si cela ne nous convient pas, on aura eu le scepticisme intelligent d’essayer,

Si cela change notre vie, on pourra l’intégrer à notre nouvelle pratique alimentaire à la fin du défi des 100 jours.

Pour l’heure je suis incapable de faire une quelconque analyse.

Aujourd’hui, nous sommes sortis et avons mangé de la junk food. Un repas qui s’est éternisé et a plus ressemblé à un apéro luxuriant où chacun picorait. Donc, je pense n’avoir jamais vraiment rempli mon estomac à 100% mais en mangeant sans discontinuité, des aliments TROP gras, sucré, édulcoré…

Résultat pour moi: je me sens fatiguée, j’ai une soif inétanchable et suis plutôt de mauvaise humeur.

Quant à Akhenaton, il mangeait frites et hamburger et quand je lui ai posé la question, il m’a répondu:

“Mon estomac est rempli à 16%…” … Quelque chose me dit qu’il craignait que je lui retire les frites qui lui restaient…

Résultat pour Akhenaton: il est fatigué et en fin de journée s’est vraiment senti mal.

Voilà ce qui arrive quand on ne nourrit pas le bon corps…

Même si ce secret de longévité est l’une des composantes d’un mode de vie bien plus global, cela me semble intéressant de poursuivre l’expérience sur plusieurs repas et idéalement d’adapter les proportions pour sortir de table en ayant ingurgité un bouchée de moins plutôt que LA bouchée de trop qui donnera cette sensation d’avoir trop mangé 20 minutes après.

D’autant que cela me fait penser à la règle du 80/20 dite:

Loi de Pareto qui précise que 20% des causes produisent 80% des effets.

Aussi, ces malheureux 20% de surdose alimentaire quotidienne pourrait à long terme produire 80% des désagréments.

Cela vaut la peine d’essayer. Après, de là à savoir si notre estomac est rempli à 80, 75 ou 85%… Je ne suis pas encore suffisamment à l’écoute de mon corps pour le déterminer.

Affaire à suivre en ce qui me concerne,

Et vous, comment feriez-vous pour arrêter de manger lorsque vous avez atteint 80% de votre sensation de satiété? Partagez vos idées dans les commentaires, je les lirai avec attention.

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 13: Les signaux du corps ou enfin savoir Est ce que j’ai faim ou envie de manger?

Le défi du jour est de retrouver nos sensations alimentaires par les signaux que nous envoie notre corps.

Encore cette histoire de corps qui parle

Je me dis que le jeu en vaut la chandelle et que j’ai tout intérêt à réitérer l’expérience. 

Les auteurs nous proposent de mettre la main sur notre ventre et de poser la question à notre corps: Quels sont les signaux que tu m’envoies lorsque tu as faim?

Le résultat n’est pas très probant me concernant. Akhenaton, quant à lui, écrit qu’il a mal au ventre quand il a faim.

C’est alors que cela devient très intéressant.

Saviez-vous que nous avons plusieurs corps?

… C’était déjà complexe de communiquer avec un …

Pour la première fois, j’y vois clair sur la question de savoir:

Est-ce que j’ai faim ou est ce que j’ai envie de manger?

Il y a comme ça des questions dans la vie qui vous mettent mal à l’aise.

  • Un enfant qui vous demande pourquoi le ciel est bleu,
  • Votre partenaire de vie qui vous demande “C’est quoi ce retrait de 80€ sur le compte joint?”
  • Vos collaborateurs qui vous interrogent sur la clef de répartition équitable des primes de fin d’année,
  • Et vous qui, en conscience, vous demandez si vous avez faim ou juste envie de manger?

Enfin, une explication qui me parle et que je comprends:

Les auteurs précisent que la faim peut également traduire une faim psychologique, psychique, émotionnelle ou spirituelle.

Oh …… Oh …… Oh ……..

Et de préciser:

Lorsque vous avez faim, demandez-vous qui en vous a faim?

Je pense que cette simple question va changer ma façon de voir les choses.

A l’occasion d’un séminaire que j’ai suivi sur l’impact des expériences émotionnelles passées sur notre comportement d’adultes au moment présent, la conférencière, nous expliquait le concept de ces corps qui se superposent à l’instar de couches d’enrobage successives.

Imaginez que nos émotions, réunies en énergie, forment un autre corps enrobant notre corps physique. Et qu’il en soit de même pour nos pensées, notre lien à un Tout qui nous dépasse, nos expériences passées…

A la manière d’une poupée russe, notre corps physique est au centre, puis il est entouré de nos corps émotionnel, psychique jusqu’au spirituel.

A l’instar de notre corps terrestre, ces corps dits subtils, ont également besoin d’être nourris.

J’en comprends qu’en choisissant la mauvaise stratégie, nous pourrions sur-nourrir notre corps physique au détriment d’autres corps.

Si nous nourrissons notre corps physique avec de la nourriture, alors que c’est notre corps émotionnel qui a faim, alors nous créons un déséquilibre alimentaire.

Ok!

Quand j’en discute avec Akhenaton, il répond instinctivement: “Moi c’est le corps psychique” Et une petite voix intérieure me réplique: “Toi, c’est ton corps émotionnel”.

Bien, on avance…

Je demande à Akhenaton:

Comment pourrais-tu nourrir ton corps psychique? (comprenez aussi mental)

En faisant semblant de mâcher pour duper mon cerveau ou en réfléchissant à ce que je vais manger. Et toi?

Je pourrai nourrir mon corps émotionnel en prenant soin de mon corps.

Cela m’apparaît tout à fait cohérent car j’avais remarqué que quand Akhenaton prend le temps de cuisiner ou participer à l’élaboration du repas, il est rassasié plus facilement.

Créer une image mentale de denrées alimentaire nourrirait notre corps mental.

Je relativise la phrase que j’ai trop souvent entendu de la part de psychologues, professionnels de la petite enfance ou autre adultes bienpensants:

Votre enfant compense un vide en mangeant sans faim et sans fin. Il se remplit.

J’entendais: il compense le manque infini d’amour que vous, mauvaise mère, êtes incapable de lui donner!

Je me suis souvent retenue de répondre:

Et ta soeur? Elle bat le beurre? (Désolée pour la vulgarité mais c’était l’occasion de placer un nouvel idiotisme gastronomique.)

Aujourd’hui, j’entends que mon enfant a un mental présent et puissant – ça je le sais et en suis absolument convaincue – et qu’il nourrit son corps physique a défaut de savoir comment nourrir son corps mental.

HALLLELOUIA!

Je sais enfin comment je vais pouvoir l’aider. Chercher avec lui comment nourrir son mental.

Quant à moi, je vais continuer à m’apporter de la bienveillance car c’est mon corps émotionnel qui a faim.

Je me sens soulagée comme jamais depuis le début du défi!

Et vous? Quel est votre corps qui a faim?

Si c’est le corps physique, c’est que vous avez faim, sinon, c’est que vous avez envie de manger.

4 étapes pour nourrir le bon corps:

  1. Déterminer quel corps a faim en vous posant la question à voix haute ou basse,
  2. Ecouter la réponse sans chercher à l’analyser,
  3. Déterminer une stratégie pour nourrir le bon corps,
  4. Appliquer cette stratégie!
  5. Partager la dans les commentaires!

Nous ne serons pas trop de plusieurs pour créer une boîte à idées pour nourrir chacun de nos corps!

  • Des câlins pour nourrir le corps émotionnel
  • Des images mentales pour nourrir le corps physique

Je vous laisse compléter cette précieuse liste.

A très vite

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 12: Apprendre des enfants ou Tester le vrai lâcher-prise

Au secours!!!! Aujourd’hui je suis obligée de lâcher sur une demande qu’Akhenaton nous fait depuis des semaines:

“Papa, Maman, ce soir c’est moi qui régale!” Autrement dit, “Papa, Maman, est-ce que je peux préparer le repas pour toute la famille ce soir?”

Notre réponse a toujours été: “Euh…………………………….. NON!”

Il a eu beau insister, nous n’avons jamais cédé. On lui permettait bien de faire cuire un oeuf au plat ou un steak mais jamais au-delà. Ah si, il pouvait aussi faire la vinaigrette de la salade. Mais de là à lui confier un repas complet…

Mon mari et moi craignions:

  1. De ne rien avoir à manger au final,
  2. D’avoir une cuisine sans dessus-dessous … au mieux,
  3. De n’avoir plus de cuisine du tout … au pire … et de devoir appeler les pompiers,
  4. De retrouver un bout de son doigt dans l’évier et de devoir aussi appeler les pompiers.

 

En même temps, je suis engagée vis à vis de moi même rappelez-vous… Donc je respecte mon engagement et vais au bout du défi.

Le défi aujourd’hui est d’apprendre de nos enfants en les laissant choisir et préparer le repas que nous allons manger ensemble et le tout … en musique.

… Moi qui disais justement hier que j’avais du mal à chausser les lunettes d’enfants … Cela tombe à point…

Akhenaton, aujourd’hui, c’est toi qui décide de ce que nous déjeunons – Depuis la liste de courses jusqu’au service à table.

Il est enchanté et écrit la liste suivante:

  • Filets de poulet
  • Concentré de tomates
  • Nouilles chinoises
  • Ail semoule
  • Oignon

Ok, il n’y a pas de légumes, mais c’est correcte.

Durant les courses, son frère cadet ajoute de la polenta. J’acquiesce.

De retour, nous organisons la cuisine, lançons la musique préconisée par les auteurs du défi – La chanson des Gastronomes – De Christine Joyeux et nous mettons au travail. Je laisse faire et n’interviens que pour aider sur demande et chanter la chanson.

Vite Vite, Vitamines, qui vous donnent bonne mine,

Nous les gastronomes, on cuisine en chantant, ce qui va vous mettre en forme.

Je vous laisse vous faire votre idée de cette comptine mais cela a eu la vertu de créer l’espace pour une cuisine très légère et ludique.

Avec la polenta, nous avons fait une galette à laquelle le petit frère d’Akhenaton a jouté de la sauce tomate. Why Not? C’était plutôt réussi. …J’avais fait l’impasse sur les légumes, je ne pouvais pas aussi lâcher sur le “sans gluten”…

Comme nous sommes dans la journée Apprendre de ses enfants, je vais au bout des choses et réponds oui quand Akhenaton me dit “je peux écrire l’article sur le blog?”.

Voici son texte:

Je trouve que ma maman exagère en disant qu'il n'y aura plus de cuisine! J'avoue, un doigt dans l'évier je comprends, mais plus de cuisine, elle en fait un peu trop là... Quand ils disent euh........... NON! Je dis euh.............OUI.
Je vais vous dire ma recette. Les ingrédients sont notés au début. D'abord faîtes bouillir de l'eau, salez-la un peu, mettez les oignons dans une poêle, laissez les dorer ou griller. Quand l'eau boue, mettez les nouilles chinoises dans l'eau, mettez les filets de poulet dans la poêle, laissez 5 à 8 minutes. Mettez le concentré de tomates sur les filets de poulet puis une pincée d'ail semoule. Quand le poulet est doré, vous pouvez vous régalez. Bon Appétit!

Le résultat le voici:

Une belle dose de lâcher prise. Je pense que cela aurait pu être plus exotique (je craignais le sucré-salé douteux …) mais finalement je me suis rendue compte que mon fils aîné est bien plu capable que je ne le pense.

Il gère très bien les cuissons, il range au fur et à mesure, demande quand il a un doute. Une belle leçon pour moi.

Les auteurs précisent dans cette page du défi que les parents conscients apprennent à leurs enfants que tout existe. Que les choses ne sont pas simplement bonnes ou mauvaises, justes ou fausses.  Qu’elles sont!

Je ne sais pas si j’ai été une maman plus consciente que d’habitude sur ce temps de préparation de repas mais j’ai permis à mon enfant d’exprimer son potentiel et ça, c’était magique!

A vous de jouer!!!

Et pas d’excuses! Si vous n’avez pas d’enfant, empruntez ceux des autres! Ils en seront probablement ravis.