Chronique de livre inspirant

L’art de l’essentiel: Chronique d’un livre qui a changé ma Vie

L’art de l’essentiel

Phrase-résumé: Ce sont surtout nos possessions qui nous attirent des ennuis. Se délester des possessions superflues, c’est aussi se délester des problèmes. Pour désencombrer sa vie, il faut beaucoup de connaissance de soi! Jeter agit non seulement comme une véritable thérapie, mais aussi une philosophie et un art.

Ecrit par Dominique LOREAU, 2008, 189 pages bibliographie incluse

Adepte du mode de vie japonais depuis de nombreuses années, Dominique LOREAU est également l’auteur de plusieurs livres tel que l’art de la simplicité ou encore l’art de la délicatesse.

Dominique nous propose un accompagnement vers un désencombrement durable.

La première partiedu livre intitulée Elixir Vitae du désencombrementest consacrée à nous expliquer les avantages d’une vie moins encombrée.

Au quotidien:

  • Un soulagement extraordinaireen ce que le désencombrement nous apporte plus de temps, moins d’ennuis et plus d’énergie,
  • Un intérieur plus dégagé, mieux organisé, plus raffiné et plus luxueux,
  • De meilleures relationspour plus d’indépendance et d’autonomie en se défaisant du passé

Dans le mental:

  • Un esprit moins encombrépour…
  • une vieillesse plus dynamique

Plus de joie de vivre:

  • La sérénité découlant du lâcher priseou le bonheur dans la possession?
  • Bonheur ou paix?Antinomiques ou opposés complémentaires?
  • Un égo moins envahissantou comment se détacher du moi?

La deuxième partiedu livre nous amène concrètement à nous préparer au désencombrement.

Le tri identitaire:

  • Faire une véritable prise de consciencecar tout prend d’abord forme dans le mental et pour savoir que jeter et que garder nous devons d’abord nous connaître et nous concentrer sur nos objectifs,
  • Se connaître soi etsavoir conserver les objets qui nous reflètent,
  • Savoir exactement ce qui m’est nécessaireà l’ère du deal getting ou du temps de la quête du plaisir et de la satisfaction des désirs,
  • reconnaître les caractéristiques des “bons” objetsqui sont ergonomiques et agréables, de qualité, neutres, possédant un bon ki, et qui ont bien vécu.

Prendre conscience des obstacles:

  • L’auteur passe en revue nos peurs secrètes de faire le vide. De la peur de perdre de l’argent à celle de passer pour un pauvre en passant par celle de regretter ou de se retrouver seul avec soi, elle nous interroge sur l’idée de vivre sa vie ou la posséder?
  • Dans quels cas stocker à outrance devient un problème? L’auteur passe en revue des facteurs externes tels qu’avoir vécue une enfance sans domicile fixe ou encore avoir été abandonnés ou non désirés et des facteurs internes faisant écho à des peurs et angoisses telles que celle de passer pour un gaspilleur ou d’être associé à ce qui se trouve dans ses poubelles.
  • Enfin, sont présentés des modèles de gens heureuxqui vivent selon un principe que je qualifie de sobriété heureuse. Elle termine ce sous-chapitre par un paragraphe intitulé Routine ou vie nomade? Cela constitue un point commun avec le second libre que je présente dans cet article.

La troisième partie est celle où Dominique LOREAU nous invite à passer à l’actionavec un accompagnement pas à pas, précis et sécurisant.

Elle décrit 3 étapes pour ne pas laisser le loisir à nos excuses de nous freiner ou ralentir.

L’inventaire du logis:

  • Tout y passe! De ce qui se rapporte à la cuisine, aux nécessités ménagères, objets électroniques, décoration ou meubles, aires de rangement, objets personnels, documents, papiers, photos et même les livres!
  • Pour chaque thème, une foultitude de conseils précis est donnée. Par exemple le fait de se constituer une garde-robe hors mode, sur des valeurs sûres et de lister les vêtements indémodables essentiels (un trench coat avec doublure amovible pour le froid, un manteau mi-saison, deux ou trois jeans…)

Les techniques:

  • Comment procéder? L’auteur décrit des techniques précises pour savoir par où commencer et quoi faire. On apprend alors qu’il convient de se débarrasser aussi vite que possible des grosses choses, d’exposer les objets pour lesquels nous hésitons encore, se limiter à certaines couleurs, ne posséder l’essentiel qu’en un seul exemplaire, ou encore plus radicale: déménager dans une plus petite maison.
  • Les bons moments pour agirsont importants à détecter car il nous faut de l’énergie pour passer à l’action. Le bon moment c’est quand la pensée nous vient à l’esprit. Pour créer une habitude, nous pouvons profiter des saisons ou d’un voyage pour jeter.
  • Donner, recycler, jeter ou vendre, le désencombrement nous offre de multiples possibilités de faire un acte de charité ou éco-responsable.
  • Et que faire en cas de dilemme? Si malgré tous les apports de la partie I, nous sommes indécis, Dominique LOREAU apporte des contre-arguments pour gérer l’encombrement des autres, les scrupules, les erreurs d’achat et les fameux souvenirs et autres objets sentimentaux.

Après s’être désencombré, une alerte et des conseils pour:

  • Ne pas re-remplir ou comment contrer l’adage selon lequel la nature a horreur du vide ou l’art de faire savoir à ses proches que nous souhaitons cesser de recevoir et de faire des cadeaux.
  • Se méfier des pièges. L’auteur identifie comme piège ce qui est gratuit, les soldes et tout ce qui a trait au réconfort de qualité inférieure.
  • N’acheter qu’après mûre réflexion. J’ai beaucoup pratiqué et aujourd’hui encore la technique de la liste des 30 jours. Quand j’ai envie de quelque chose, j’attends trente jours, si je le veux toujours, je l’achète.
  • Pratiquer la frugalitépour vivre avec peu: un mode de vie esthétique et merveilleux.
  • Vivre dans la légèreté et la transition en nous rappelant que l’on s’approche de la mort à chaque instant et que le désencombrement est un moyen de préparer notre mort. Âme sensible s’abstenir… Ou encore que notre consommation constitue un acte politique.

Et de conclure en précisant:

 Avec trop on se perd, avec moins on se trouve

Les éléments en gras représentent des sous-titres du livre.

En quoi ce livre a-t-il changé ma vie?

Un moment de vie où je n’avais plus de place pour rien.

Je vivais un passage de ma vie très chargé en responsabilités, tâches à accomplir, à ne pas oublier. Je venais d’avoir un second enfant et nous habitions une grande maison que nous rénovions. En plus de cela, je travaillais toujours beaucoup. Le temps m’était compté pour ne pas dire chronométré chaque jour. Et le moindre grain de sable s’apparentait à une gestion de crise. Cela m’a appris à être extrêmement bien organisée mais je frisais l’épuisement.

La lecture de ce livre m’a permis de lâcher prise sur le niveau d’exigence que je me fixais.

Avoir un super job à responsabilité ET deux enfants ET une maison à rénover et entretenir ET partir en vacances ET recevoir du monde en mettant les petits plats dans les grands ET que tout soit toujours impeccablement rangé et propre ET reprendre le sport ET cuisinier ET être toujours au top de sa forme. J’avais enfin le droit de dire NON, je me donnais cette autorisation et savais comment faire.

J’ai d’abord été prise d’une frénésie de désencombrement. Je vidé les placards, trié, jeté ou donné ou rangé.

Et puis, comme j’étais bien partie, j’ai décidé de faire un choix entre:

  • Maison + Travaux
  • OU Appartement + Vacances

…Je ne pouvais pas ramener mes enfants à la maternité; Ils ne constituaient donc pas une variable d’ajustement. Je rigole….

Nous avons donc décidé de vendre notre maison et j’ai quasiment tout donné.

J’ai voulu organiser un vide maison mais le regard désapprobateur prononcé de ma mère a eu raison de cette malheureuse initiative. Toutes nos connaissances étaient sous le choc. …Pourquoi vendre cette si belle maison? Ils divorcent c’est ça? …Et bien non, nous n’avons pas divorcé, nous voulions juste moins de responsabilités dans les tâches quotidiennes. Je remarque d’ailleurs que j’ai appliqué l’un des conseils de l’auteur puisque j’ai déménagé pour un lieu d’habitation plus petit. Et comble du déshonneur familial, j’allais être locataire de mon logement. … Tu te rends compte, quitter une maison dont tu es propriétaire à la campagne pour un appartement en ville en location, mais tu veux mettre tes enfants sous les ponts !!…J’adore la mesure dont peut faire preuve ma famille quand il s’agit de m’encourager dans mes choix de vie.

…Mais tu crois que se débarrasser de tout est sain?…Heureusement l’auteur traite cette question, sinon j’aurai peut-être manqué d’arguments. Elle explique tout simplement que dès lors que cette démarche fait suite à une évolution et un travail personnel, elle n’a rien d’une maladie psychologique. OUF! Sauvée.

Bref, je dirai que ce livre m’a donné le courage et le mode opératoire pour changer de vie et préserver ma santé.

Le style de l’auteur est très tranché presque dogmatique.

Elle n’a que faire de ce que l’on peut en penser. Tout n’est donc pas forcément à prendre argent comptant – par exemple je continue à faire des cadeaux car il me semblait compliquer d’expliquer, je pratique le désencombrement et la frugalité heureuse donc je ne participerai pas à la cagnotte de ton voyage de noces – on vient à 4 au mariage au fait et mes enfants ont un appétit d’ogre 

Nous vivons en France, tous les concepts japonais ne me semblent pas transposables. En revanche, je crois que ce livre m’a aussi reconnecté à mon féminin. J’avais besoin de ces conseils sur comment ranger son sac à main ou choisir son parfum. L’art d’être une courtisane ou une geisha ne s’enseigne pas en France. Une niche?

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