Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 35: Les yeux bandés ou quand manger les yeux fermés est un indéfectible indicateur de satiété

Aujourd’hui, le défi consiste à manger au moins un repas les yeux fermés ou dans le noir.

Des études démontrent que, privé.e.s de notre vue, nos mangeons différemment et moins.

Dans le noir ou les yeux bandés, notre cerveau, non distrait, se concentre sur notre faim plutôt que de se laisser prendre par l’envie de manger plus.

Les effets attendus sont les suivants:

  • Manger moins, … Il y a un moment où cela devient franchement pénible …
  • Manger moins vite, …Tu m’étonnes, pas facile de viser l’assiette …
  • Stimuler les autres sens, … Ah… j’entends ma carotte qui croque …
  • Manger avec moins de plaisir. …En fait c’est vraiment plus beau que bon ce truc …

L’idée de manger dans le noir ne me tentait pas du tout! J’ai donc opté pour le repas les yeux bandés.

Je me suis munie de 3 écharpes courtes. … Je savais que mon fils de 4 ans 1/2 voudrait tenter l’expérience et savais aussi que mon mari refuserait de se prêter au jeu … 

Quand j’ai posé la question, Marc Aurèle a répondu: Oui maman, moi aussi je veux un bandeau sur mes yeux.

Mon mari quant à lui a répliqué: Vous n’en n’avez pas marre avec vos conneries? J’étais dans le juste.

C’est parti! J’ai une petite appréhension sur le fait que cela dégénère et qu’il y en ai de partout. Nous mangeons un poulet basquaise accompagné de riz. J’ai pris la précaution de cuisiner avec du filet de poulet et ai coupé de petits morceaux de poulet pour les assiettes des 3 cobayes.

Finalement, tout se passe bien, le silence se fait.

Marc Aurèle regarde subrepticement sous le bandeau. … Cela me rassure …

Pour ma part, j’apprécie. Je mange en silence. Je trouve drôle de ne pas savoir ce que je vais porter à ma bouche. Parfois une cuillère avec quelques oignons et un bout de poivrons, parfois poulet et riz, parfois une cuillère bondée, parfois une mini cuillerée.

Je me questionne aussi car je ne sais pas où j’en suis de mon assiette. Bientôt fini ou pas? Et effectivement, l’effet est implacable, j’écoute mon corps et son alerte quant à ma satiété car je n’ai pas repère visuel.

L’absence de repère visuel nous oblige à écouter notre satiété.

J’ai d’ailleurs été confortée.

Quand j’ai retiré mon bandeau, mon bol était presque fini. La méthode que j’applique et qui consiste à manger dans un bol dont la contenance pourrait se rapprocher de la taille de mon estomac ET de ne le remplir qu’à 80%  pour respecter le règle du hara hachi bu fonctionne bien. Good news!

Quand je demande à Akhenaton comment il a vécu l’exercice. Il me répond:” C’était désagréable. Le bandeau me grattait…” OK… Mais encore … 

Il a aussi mangé son bol jusqu’au bout. Il m’explique qu’il s’est arrêté lorsqu’il a senti la cuillère heurter le fonds de son bol. C’est le bruit qui a été son indicateur. En même temps, il n’a pas mangé de dessert, alors que d’habitude il se précipite sur le frigo pour choisir une compote ou un yaourt.

A vous de tester! Mangez dans le noir ou les yeux bandés et testez votre satiété autrement!

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 34: Quand je mange, je ne fais rien d’autre ou l’art de ne pas confondre efficacité et efficience

Je suis interpellée par ce défi, car j’ai toujours considéré le fait de manger comme une activité accessoire plutôt que comme une activité principale.

Même le fait de cuisiner, pour moi, se fait entre-coupé d’une autre activité:

Cuisiner & Lire un livre,

Cuisiner & Ranger la maison,

Cuisiner & Travailler sur un dossier.

Jusque tard, j’ai toujours privilégié la multi-activité.

Le défi du jour consiste à manger sans ne rien faire d’autre en même temps. C’est à dire, ni parler, ni lire, ni regarder la télévision ou écouter la radio, ni même avec son cahier du défi des 100 jours pour une alimentation consciente sous les yeux.

La multi tâche que je suis, a toujours privilégié le fait de faire plusieurs choses en même temps, avec une idée de puissante efficacité.

Je ne soutiendrai pas le mythe de le femme qui sait/peut faire plusieurs choses à la fois contrairement aux hommes. Non, non et non! Et si cette illusion peut perdurer c’est parce que nous confondons efficacité et efficience.

La multi-activité: Efficacité peut être, efficience certainement pas!

L’efficacité est le fait d’atteindre un résultat. L’efficience est le fait d’atteindre un résultat eu égard aux moyens mobilisés pour l’atteindre. Cela change tout…

J’ai alors décidé de cultiver mon côté masculin 😉 et de renoncer à devenir Shiva … il me manque de toutes les façons, physiquement des attributs, et oui je n’ai que 2 bras et 2 mains…

 

Image associée

 

J’en suis d’autant plus convaincue depuis la lecture d’études dont je vous retrace un résumé dans un article de Challenges.

Réaliser plusieurs tâches décisives " en même temps " est neurologiquement impossible car les zones du cerveau qui contrôlent l'exécution des tâches fonctionnent alors en série, employant de nombreux réseaux qui se concurrencent entre eux. De manière séquentielle, votre système nerveux alterne tellement rapidement (1/10 de seconde) entre ces différentes actions que vous avez subjectivement l'illusion de simultanéité. Pourtant, les mener " en parallèle " abaisse votre performance globale de 20 à 50%, rallonge leur temps de réalisation de 30% à 200%, démultiplie le nombre d'erreurs réalisées, et provoque un épuisement mental intense et durable.
Si cela ne suffit pas à vous convaincre, j’en ajoute un peu,
Sans rentrer ici dans les détails de fonctionnement du cortex pré-frontal et des noyaux gris centraux que les neuroscientifiques découvrent un peu plus chaque jour, sachez que votre cerveau, " accro " au multitâche comme au sucre, à la nouveauté ou aux écrans, vous donne une sensation agréable de maîtrise et de puissance à coups de dopamine, alors qu'en fait toutes vos capacités chutent considérablement sans que vous ne vous en rendiez compte : votre concentration, la hiérarchisation et la pondération des informations perçues, votre mémoire de travail, votre recul face à des tentatives de persuasion, la fiabilité de vos prises de décision et votre flexibilité pour agir...  Votre âge - que vous soyez un " digital native " ou un dirigeant qui a connu le téléphone filaire, votre genre et l'entraînement au " jonglage " ne changent rien, ce dernier point faisant même empirer la situation !


Le lien ici vers l'article complet.

Donc, j’ai appris, j’ai ramolli cette croyance selon laquelle il fallait remplir chaque micro seconde que nous offre la Vie en multipliant les tâches illusoirement simultanées.

J’ai donc été plutôt contente de m’autoriser à manger sans ne rien faire d’autre et notamment manger seule, dans le silence, en me concentrant sur ce que je mange uniquement.

Il est aussi préconisé, dans le défi du jour, de mastiquer 20 à 30 fois chaque bouchée.

Evidement ce processus facilite la digestion puisque l’estomac a moins de travail à faire. Nous avons alors aussi toutes les chances de passer à côté du coup de barre de 13h30 – 14h00.

Quand j’ai eu mon premier enfant et que j’ai du gagner en efficience pour concilier vie de maman et vie de directrice générale, j’ai beaucoup étudié les règles de gestion du temps et du respect du rythme chrono -biologique pour adapter les tâches que je réalise au niveau d’énergie corporelle disponible pour le faire.

Le fait de manger seule, en ne faisant rien d’autre en même temps, m’apprend que je combats l’alcalose post prandiale,  phénomène bien connu de somnolence suivant le déjeuner.

Faire plusieurs choses à la fois ne sert plus à rien, quand on sait bien faire une chose à la fois.

Et vous, est-ce que vous êtes prêt.e.s à lâcher la multi-activités pour manger en tête à tête avec vous même?

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 33: Manger avec les mains – Vous êtes sûr.e.s ???

Aujourd’hui les auteurs du défi des 100 jours pour une alimentation consciente nous invite à manger avec les doigts!?

WHAT??? Rattrapée par le phénomène fingerfood… Pas vraiment en fait car ici il ne s’agira pas de manger des plats conçus pour être mangé avec les doigts… NON Mais tous les autres.

Inutile de vous préciser que Akhenaton est absolument enchanté. Enfin, l’autorisation rêvée devenue injonction pour toute la journée!

Les auteurs nous invitent à éviter de gruger. Exit le sandwich ou la part de pizza. Laissez-vous tenter par un couscous ou un gratin dauphinois! Ben… Voyons…

A priori, tout est question d’énergie. Vous savez le fameux Chi ou QI.

Le qi [tɕʰi˥˩] (chinois simplifié :  ; chinois traditionnel :  ; pinyin :  ; Wade : ch'i⁴ ; EFEO : ts'i), ou ki [xǐ] (japonais : 気), ou encore chi, est une notion des cultures chinoise et japonaise qui désigne un principe fondamental formant et animant l'univers et la vie. Le qi est un concept hypothétique.

Dans cette approche spirituelle, le  est à l'origine de l'univers et relie les êtres et les choses entre eux : « nous ne possédons pas le chi, nous sommes le chi ! » Il circule à l'intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent tous dans le « centre des énergies » appelé « champ du cinabre », tanden au Japon et dāntián en Chine. Il est présent dans toutes les manifestations de la nature.

La notion qi n'a aucun équivalent précis en Occident. Apparaissent toutefois de nombreux liens de convergence avec la notion grecque de πνεῦμα / pneûma (« souffle »), et dans la même optique avec la notion d'esprit (en latin « spiritus » dérivé de spirare, souffler), qui signifie souffle, vent.

Plusieurs concepts de la philosophie indienne s'en rapprochent, tels que le prana (प्राण / prāṇa) ou l'ojas (ओजस् / ojas). Wikipédia

Manger en conscience avec les mains et donc les doigts entrainerait, une harmonisation de notre énergie avec celle des aliments.

Tandis que la fourchette ou les baguettes viennent interférer avec le processus naturel d’harmonisation énergétique.

A midi, j’ai décide de cuisiner des rouleaux de printemps. Je ne sortais pas trop de ma zone de confort mais au moins je relevais le défi du jour. … Et ce plat n’avait pas été black-listé avec les sandwichs et autres pizzas…

Excellent mais habituel.

Ce soir, j’ai décidé de faire mieux. D’autant plus qu’Akhenaton m’a fait la remarque car il m’a vu manger une compote avec une petite cuillère à midi... Excuse-moi, Monsieur…

Donc, pour ce soir disais-je, nous avons mangé un plat traditionnel marocain … merci maman d’avoir cuisiné ce plat de mon enfance…

Cela m’a rappelé les fêtes garguantuesques chez mes grands-parents. Finalement ce sera aujourd’hui que j’ai vécu ma madeleine de Proust en version nostalgie.

C’est bon de manger à s’en lécher les doigts.

Bon au goût et bon pour la santé. Il semblerait qu’harmoniser notre Qi et celui de nos aliments faciliterait la digestion.

Je sonde mon corps, et oui effectivement, j’ai très bien digéré.

Pas de mesure scientifique pour le prouver, vous êtes contraint.e.s de tester pour vérifier par vous-même.

A demain,

Sonnya

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 32: Le goût et l’odorat ou quand Proust a tout dit…

Sans odeur, pas de goût!

Si vous êtes sceptique, rappelez-vous un bon gros rhume et souvenez-vous comme cette soupe réconfortante ou ce plat que vous appréciez tant d’ordinaire n’avait aucun goût…

Nous mangeons donc aussi avec le nez!

Le défi du jour consiste à toucher le 7ème ciel culinaire en prenant attention à l’odeur et au goût des plats que nous mangerons tout au long de la journée.

Amer, sucré, acide ou salé ou umami, prenons le temps de promener notre bouchée à l’intérieur de notre bouche pour ressentir.

L'umami (うまみ), se traduisant généralement par savoureux, est l’une des cinq saveurs de base avec le sucré, l’acide, l’amer et le salé. Wikipédia

Cela me rappelle un atelier que j’ai suivi et dont l’objectif était de nous reconnecter à nos sensations émotionnelles.

Cela passait par la (re)connexion à nos sensations corporelles.

L’un des exercices avait consisté à manger lentement un morceau de gingembre confit et/ou un carreau de chocolat amer 99%. Prendre le temps de sentir dans sa bouche, l’épicentre de l’amer, de l’acide… décuple les sensations.

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Aussi, avons-nous dîné un risotto au saumon. J’ai pris le temps de humer mon plat, les mains bien à plat sur les parois chaudes du contenant. J’ai ressenti un profond plaisir. Puis j’ai mangé délicatement chaque bouchée et à la manière de Proust, j’ai ressenti une puissante joie.

(…) Je portai à mes lèvres une cuillerée de thé ou j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée de miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse: ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi.  J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle? Que signifiant-elle? Où l’appréhender? – Marcel PROUST – A la recherche du temps perdu – 1913

Cette joie ne me renvoyait pas à un évènement de l’enfance ou du passé mais au contraire me connectait pleinement à l’instant présent.

Et vous, avez-vous envie de trouver votre madeleine de Proust? Alors prenez le temps de tester et de ressentir les goûts.

Sonnya

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 31: Le mandala alimentaire et sonore ou manger avec les yeux et les oreilles

31ème jour ou le temps de manger avec les yeux et les oreilles.

Aujourd’hui les auteurs du défi nous invitent à nous concentrer sur 2 de nos 5 sens.

Réaliser un mandala alimentaire et sonore.

OK?! Qu’est ce que cela peut bien vouloir dire?

Mandala, ça vous parle?

Terme sanskrit qui signifie cercle, le mandala prend une place de plus en plus importante dans l'apprentissage du développement personnel.

Gestion du stress, vide-méninge ou encore décontracteur cérébral, le coloriage d’un mandala se démocratise pour se substituer aux anti-stress.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas de le colorier mais de le manger.

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J’utilise le coloriage du mandala quand j’ai besoin de faire une vidange de mon esprit. La méditation est une technique préventive pour moi mais quand j’ai le crâne sous pression, je colorie un mandala et écrit sur une feuille tout ce qui me vient en tête pendant mon coloriage.

Un mandala à manger

Un mandala alimentaire consiste à réaliser une figure symétrique en cercle avec des aliments à manger ensuite;

Voici un exemple pioché sur google image:

Image associéeEffectivement c’est apétissant.

En même temps, au moment où je vous écris c’est le jour de la rentrée scolaire et je n’ai absolument pas eu le temps de réaliser un tel mandala.

Aussi, j’ai proposé une alternative qui pourra paraître douteuse et qui a tout de même fait son effet:

Le mandala pizza… C’est un cercle et si on la choisi bien, on en trouve des symétriques… Oui je sais , un peu moyen mais j’ai un principe, plutôt faire à minima  que de ne rien faire du tout dès lors que l’on fait de son mieux.

Donc ce soir, ce fût pizza-mandala pour tout le monde.

 

Blague à part. J’ai eu l’occasion de ressentir que la stimulation visuelle du beau en plus d’être bon intensifie le plaisir et le sentiment de satiété est plus rapide. Sans doute parceque l’on mange alors plus lentement. Cette expérience me rappelle les quelque fois où j’ai mangé dans des restaurants gastronomiques. On n’ose à peine toucher à son assiette tant elle est belle.

Pourtant un proverbe français nous rappelle que:

La beauté ne sale pas la marmite

Tous les chefs répètent que l’on mange d’abord avec les yeux. Je crois que – oui – nous nous nourrissons aussi avec les yeux.

Sans prendre le contre-pied du dicton, après tout je n’ai pas vécue la guerre, je pense que manger beau c’est densifier l’apport de notre assiette et de son contenu.

L’idéal serait de prendre le temps de dresser de belles assiettes, dans de la belle vaisselle avec de beaux produits.

Oui… prendre le temps…

Raté pour moi aujourd’hui et en même temps je vous propose de tester.

Un mandala à manger en ouvrant les écoutilles

Les auteurs du défi nous proposent également de manger en écoutant de la musique. Ouf… Je pensais qu’il fallait en plus choisir des aliments qui font un bruit particulier…

Personnellement, cela m’a plutôt coupée de ce que je mangeais, j’étais plus dans la musique, que j’avais choisi classique. Les enfants n’ont pas vraiment apprécié non plus.

Au final, soigner l’esthétique de notre assiette, dresser une belle table, cuisiner et manger en écoutant une belle musique aiderait à manger en conscience.

A tester plus longuement…

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jours 29 & 30: Manger & Marcher avec les 5 sens ou (re)connecter avec notre animalité

Ce week-end, les auteurs du défi nous invitent à nous connecter à nos 5 sens.

Qu’il s’agisse de manger avec les 5 sens ou de marcher avec les 5 sens, l’objectif est de se relier à notre sensorialité.

Bien que cortiqué, l’être humain est animal. Un mammifère doté de 5 sens dont il fait un usage plus ou moins optimisé.

La société judéo-chrétienne dans laquelle nous vivons, nous a enseigné.e.s la déconnection de notre côté animal. L’être humain a été créé à l’image de Dieu, aussi, pas question de voir en nous un animal, aussi brillant soit-il! … On n’est pas des bêtes! …

Et pourtant?

Nos 5 sens:

Makart Fuenf Sinne.jpg

 

Les Cinq Sens du peintre autrichien Hans Makart.

Dans l’ordre on trouve le toucher, l’ouïe, la vue, l’odorat et le goût.

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=166537

Nous ne sommes pas tous égaux devant l’utilisation de nos 5 sens.

Evidemment, l’impossibilité absolue d’utiliser l’un de nos 5 sens est particulièrement handicapant. Au-delà de l’empêchement physique, nous n’utilisons pas tous et toutes nos sens avec la même intensité.

  • Les hypersensibles

Nous entendons de plus en plus parler des zèbres, hypersensibles ou encore des Aspi (syndrome asperger). Ces personnes ont un système sensoriel surdéveloppé. Aussi, sont-elles beaucoup plus sensibles à leur environnement. A la fois une chance incroyable (il peut suffire de quelques notes de musiques classiques pour leur faire monter les larmes aux yeux), c’est aussi une difficulté pour vivre dans l’environnement ultra-stimulant dans le quel nous vivons.

Le cerveau d’un hypersensible filtre moins d’informations que le cerveau d’un normo-pensant – comme les appelle Christelle Petit Colin – qui m’a aidé à mieux comprendre comment fonctionnait mon cerveau.

 


Je pense trop : Comment canaliser ce mental envahissant

C’est un peu comme-ci le cerveau des hypersensibles comptait plus de logiciels qu’un cerveau “normal” et pouvait donc décrypter plus de données.

Si ce thème vous intéresse, je vous recommande le blog de pépétte Emoi Emoi, Et moi qui est une mine d’informations pour avoir une idée concrète de la vie d’un.e Aspi.

  • Le VAKOG

Quel que soit notre degré de sensibilité, nous avons tous et toutes des canaux d’intégration de l’informations dominants.

En programmation neuro-linguistique, la technique dite des « canaux sensoriels » (ou VAKOG, acronyme pour : « Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif ») pose que la relation au monde extérieur passe nécessairement par au moins l’un des cinq sens.
  • Visuel : tout ce que vous pouvez voir (la vue)
  • Auditif : tout ce que vous pouvez entendre (l’ouïe)
  • Kinesthésique (du grec kinesis signifiant mouvement et aisthesis sensibilité) : tout ce que vous ressentez physiquement et émotionnellement
    Ressenti émotionnel : kinesthésique interne (l’émotion)
    Ressenti physique : kinesthésique externe (le toucher)
  • Olfactif : ce que vous sentez (l’odorat)
  • Gustatif : ce que vous goûtez (le goût)

La grande majorité des personnes est kinesthésique & visuel ou auditif.

Quelques privilégié.e.s sont olfactifs ou gustatifs en plus d’être kinesthésiques.

Pour savoir quel est votre canal dominant, vous pouvez vous demander si vous avez plutôt besoin de voir ou entendre pour comprendre quelqu’un.

Si vous êtes celui ou celle à qui l’on demande de choisir le vin ou qui trouve toujours un accord parfait de parfum, vous avez toutes les chances d’avoir un canal dominant gustatif ou olfactif.

Les auteurs du défi des 100 jours pour une alimentation consciente, nous invitent à manger et marcher avec nos 5 sens pour nous rapprocher de notre sensorialité.

Akhenaton et moi avons pris du plaisir à réaliser ce défi. Nous sommes tous les deux hypersensibles donc, avoir le droit et même être encouragé.e.s à nous connecter à notre sensorialité, c’est plus beau que fêter Noël à Disneyland!

En mangeant: sentez, touchez, regardez, écoutez et goûtez avec délectation. Humm…. C’est tellement meilleur d’agir avec ces 5 sens.

Laissez-vous porter par la magie de votre animalité…

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 28: Attitude bienveillante et l’art de vivre l’instant présent // DEMANDEZ VOTRE BONUS OFFERT POUR PREPARER LA RENTREE

C’est par l’application régulière et assidue de nos nouvelles habitudes que notre vie se transforme.

J’aime beaucoup une expression que m’a enseignée Christine Lewicki dans l’un de ses séminaires que j’ai suivi:

La blissipline

En anglais To Bliss veut dire au bonheur aussi le mot-valise blissipline pourrait se traduire par

La discipline qui mène au bonheur

Il m’aura fallu du temps pour comprendre que les routines sont un cadeau pour notre vie. Les choix auxquels nous soumettons notre cerveau en permanence peut être, au mieux source d’une perte de temps considérable, au pire source d’une grande anxiété.

Il est possible de s’imposer ces changements que, si et seulement si, nous adoptons envers nous même une attitude bienveillante et voyons toutes nos petites réussites quotidiennes plutôt que le gap qui nous sépare de l’aboutissement de l’objectif final.

Le défi du jour consiste à synthétiser de la dopamine en adoptant une attitude bienveillante envers soi-même.

La dopamine (DA) est un neurotransmetteur, une molécule biochimique qui permet la communication au sein du système nerveux, et l'une de celles qui influent directement sur le comportement. La dopamine renforce les actions habituellement bénéfiques telles que manger un aliment sain en provoquant la sensation de plaisir ce qui active ainsi le système de récompense/renforcement. Elle est donc indispensable à la survie de l'individu. Plus généralement, elle joue un rôle dans la motivation et la prise de risque chez les mammifères donc chez l'être humain. Wikipédia

Aussi, aujourd’hui quel que soit la situation qui se présente, il est proposé de mettre la main sur notre coeur et de déclamer “(votre prénom), je t’aime”.  … Dans la tête, ça marche aussi …

Tous les mots doux fonctionnent.

“(votre prénom), tu es formidable”

“(votre prénom), tu as été persévérant.e aujourd’hui, bravo”

“(votre prénom), tu es vraiment une personne aidante”

“(votre prénom), tu es …”

Là aussi, la règle selon laquelle nous ne sommes jamais mieux servis que par nous-même fonctionne merveilleusement.

Avec Akhenaton, nous avons fait l’exercice ce matin – main sur le coeur, nous nous sommes individuellement dit à nous-mêmes que nous nous aimions. Je ne sais pas si j’ai synthétisé de la dopamine mais cela m’a fait du bien et encore plus quand je ressens le sentiment d’amour et le dirige vers moi même.

Si c’est difficile, les auteurs du défi préconisent de commencer par se dire bonjour. “Bonjour (votre prénom)”.

C’est vrai, après tout, s’il y a bien une personne à qui l’on pourrait souhaiter sincèrement de passer une bonne journée, c’est bien à nous-même!

L’absence d’amour de nous-même peut nous amener à fuir l’instant présent s’il est trop insupportable.

Alors deux options s’offrent à nous:

  1. Vivre dans le passé
  2. Vivre dans le futur

La première crée de la mélancolie, la seconde de l’angoisse. Or le corps de l’être humain est conçu pour vivre dans le moment présent.

Les auteurs du défi des 100 jours partagent une étude de l’université de Harvard qui démontre que dans 47% du temps notre esprit vagabonde. Nous ne sommes alors pas dans le moment présent.

En cette rentrée, période stressante par excellence, je vous propose deux options:

  • Pratiquer une méditation de pleine conscience proposée dans le défi. Cliquez ici pour y avoir accès.
  • Vous lancer dans la création du bullet journal qui vous permettra de célébrer le passé, planifier le présent pour mieux appréhender l’instant présent. Cette vidéo est mon bonus de la rentrée. Pour l’obtenir, envoyez-moi un commentaire et je vous l’enverrai gracieusement avec beaucoup d’amour. … Je crois que je synthétise aussi de la dopamine quand j’aime autrui …

Vous souhaitez gagner en sérénité et adopter quotidiennement une attitude bienveillante envers vous même?

Créez votre propre bullet journal pour optimiser l’organisation de votre rentrée en cliquant ici. Je vous enverrai alors sans tarder une vidéo vous accompagnant pas à pas dans la création de votre bullet journal.

Avec tout mon amour,

Sonnya

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 27: Les états d’âme ou comment ouvrir la porte au messager EMOTION

27 ème jour du défi, les auteurs du défi des 100 jours pour une alimentation consciente nous propose de nous demander plusieurs fois dans la journée “Comment nous sentons-nous? et devrais-je dire Que ressentons-nous?”

La connection aux émotions est source d’une précieuse information.

Qui prend le temps de se demander comment il va. Nous répondons déjà trop souvent un OUI de convenance quand cette question nous est posée, tout aussi par convenance, je ne sais combien de fois par jour par une autre personne.

En effet, nous répondons rarement:

  • Je suis anxieuse aujourd’hui car j’ai besoin de me sentir sécuriser par rapport à la future rentrée scolaire ou encore
  • Je ressens une forte excitation du fait de l’arrivée prochaine de ma cousine qui vit à l’étranger ou enfin
  • J’ai peur de la mise en place de la retenue de l’impôts à la source…

… Mais je parle de moi là … 😉

La plupart du temps, nous répondons:

Oui et Toi?

Alors de là à aller se poser la question à soi-même…

Les auteurs citent Christophe André et son ouvrage: Les états d’âme: Un apprentissage de la sérénité qui précise:

Les états d’âme nous fourniraient notre météo mentale, notre climat intérieur, un mélange d’émotions de faible intensité et de pensées vagabondes.

… Et au final ne serait que le reflet de notre relation au monde.

J’ai beaucoup travaillé sur les émotions et ce qui m’a le plus marqué est l’hypothèse selon laquelle:

Une émotion créé un sentiment,

Un sentiment crée un état d’âme,

Un état d’âme crée un tempérament.

Cette métaphore permet également de faire le lien entre notre intériorité et notre relation au monde puisque l’émotion naît en notre for intérieur et le tempérament quant à lui est ce que nos relations extérieures retiennent de nous.

Une émotion est un messager du corps nous informant d’un état de bien-être (joie) ou de mal-être (peur, tristesse, colère, dégoût). … Oui, moi aussi j’ai vu Vice & Versa.

Comment passe-t-on de l’émotion au tempérament? 

Une émotion non entendue dans son message, se répétera jusqu’à s’insinuer comme un sentiment plus durable. Si nous n’entendons/voyons toujours pas le message, le sentiment s’installe en un état d’âme moins intense et plus durable jusqu’à devenir un tempérament.

Définition du Larousse:

Tempérament: Disposition générale de l'humeur et de la sensibilité d'un sujet dans sa relation avec lui-même et le milieu extérieur.

Tout est dit…

L’idée est donc de décrypter le plus rapidement le message délivré par l’émotion pour éviter qu’elle ne nourrisse un tempérament colérique, peureux, mélancolique ou blasé.

… pas de panique, cela ne se fait pas en 5 min…

Lorsque j’ai participé à des ateliers pour cultiver la bienveillance envers soi, nous nous attardions à écouter nos émotions.

L’ennui est que dans le brouhaha quotidien de nos vies chargées, le messager peut parfois toquer longtemps à la porte et nous ne l’entendons même pas…

Comment penser à relever la boîte aux lettres du messager Emotions?

Une astuce partagée lors de nos ateliers fût de nous partager nos numéros de téléphone et aléatoirement les semaines qui suivaient nous nous envoyons entre participantes des SMS “Alors que ressens-tu en cet instant précis?” Nous avions un déclic pour pouvoir nous poser la question. L’exercice était encore plus complet lorsque nous prenions le temps, avec authenticité, de répondre au SMS comme si nous nous parlions à nous-même.

La magie est que lorsque l’on écoute le message de l’émotion, celle ci disparaît. Puisqu’elle a fait le job, aucune raison de s’éterniser.

Plus nous attendons, plus il est difficile de comprendre le message.

Qui saurait répondre à la question: “Qu’est ce qui fait que tu as un tempérament si colérique?” A part dire, je suis ainsi d’aussi loin que je me souvienne…

Vous aurez compris que plus on attend pour se connecter à nos émotions, plus il est complexe de comprendre le message.

Sans ne plus tarder, demandez-vous régulièrement dans la journée, comment est-ce que vous vous sentez? Qu’est ce que vous ressentez? Et ceci particulièrement quand vous êtes en train de manger, faire vos courses, choisir vos repas…

Comment je l’ai vécu aujourd’hui?

J’ai proposé à Akhenaton de lui dessiner un petit picto sur la main pour qu’il pense régulièrement à recueillir sa météo intérieure au cours de la journée. Le soir il m’a dit que cela avait été efficace et qu’il avait vécu un moment de colère puis grand soleil. Il n’a pas souhaité développer.

En ce qui me concerne, j’ai vécu une journée particulièrement atypique en ce que j’ai enchaîné les bonnes nouvelles dans ma sphère professionnelle.

Je savais que la journée commencerait bien car nous concrétisions en matinée un dossier à forts enjeux sur lequel je travaille depuis 10 ans (oui, il n’y a que dans le secteur public que l’on connaît de tel délai).

Vivre cet aboutissement fut extrêmement grisant pour moi. J’ai décidé de le savourer et de partager ma joie avec toutes les personnes qui m’ont demandée “Comment ça va aujourd’hui?”. Parler du dossier m’a permis d’entretenir l’émotion de joie et de la transformer en un profond sentiment joyeux.

De là j’ai du attirer les bonnes nouvelles. Plusieurs dossiers en attente de longue date se sont débloqués favorablement.

Comme quoi… La réciproque de la “journée de merde” existe.

Pour autant ma journée ne m’a pas donnée satisfaction en tout point mais j’ai été capable de noter tous les points positifs.

Tempérament joyeux en perspective?

A vous de jouer!

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 26: Manger avec sa main non dominante OU feindre d’être gaucher.ère… un comble!

Enfin, on va rigoler un peu…

Aujourd’hui le défi consiste à manger l’ensemble de nos repas avec notre main non dominante.

L’intérêt me demanderez-vous?

Se poser des question là où d’ordinaire nous ne nous en posons plus.

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Même Confucius le dit…

Les automatismes sont à remettre en question pour interroger leur utilité. Un bon moyen de le faire et d’agir AUTREMENT.

Les auteurs du défi précisent qu’une étude menée par des psychologues de la Californie du Sud démontre que lorsque l’on mange avec sa main non dominante, nous mangeons 30% de moins.

Plusieurs hypothèses me traversent l’esprit:

  1. 30% du repas passe à côté par maladresse,
  2. L’agacement nous pousse à arrêter de manger au 2/3 de notre assiette,
  3. On mange tellement lentement que l’on n’a pas le temps de terminer son assiette dans le temps de repas imparti

Vous verrez que je ne suis pas très loin:

Manger avec son “autre” main nous aiderait à manger plus lentement DONC en conscience et DONC moins.

OK, on teste:

Akhenaton se sentait en difficulté. Il a répété à plusieurs reprises qu’il était gêné et avait envie de reprendre sa main droite. Pour autant, il a fait tout son repas avec la main gauche et quand je lui ai fait remarquer qu’il avait mangé tout à fait proprement, il a acquiessé et était plutôt satisfait.

D’autant plus que son papa a mangé de la main gauche (pour nous accompagner) en précisant qu’il s’était toujours efforcé de travaillé sa main non dominante pour être plus agile. J’y reviendrai plus loin…

De mon côté, j’ai été beaucoup plus à l’aise que je ne le craignais.

Et … effectivement, je me suis concentrée sur ce que je faisais DONC j’étais plus dans le moment présent DONC j’ai mangé plus en conscience DONC…  j’ai mangé plus en conscience. J’ai terminé mon assiette et ai même piqué 4-5 frites à mon mari… de la main gauche bien sûr! DONC pour le manger moins, on repassera.

En revanche, il est à noter que, Akhenaton a quant à lui, stoppé avant la toute fin de son bol.

Utiliser sa main non dominante revient à travailler son agilité

Notre cerveau est divisé en deux hémisphères. Ce que l’on appelle cerveau gauche commande le côté droit de notre corps et l’hémisphère droit commande le côté gauche. Il y a toujours un hémisphère dominant.

Pourquoi?

Cela s’explique par l’évolution de l’être humain. A époque où nous risquions de croiser un tigre à dents de sabre lorsque nous sortions faire notre cueillette, notre survie dépendait de notre rapidité d’actions et rapidité à prendre des décisions. Aussi, l’hésitation était un ennemi fatal.

Pour palier ce risque mortel, le cerveau s’est adapté et un hémisphère a pris le dessus pour mettre en action un côté de notre corps.

La proportion minime d’hémisphère droit dominant remonterait à l’âge de bronze. A cette époque, les hommes se sont organisés en société guerrière. Combattre avec une épée et un bouclier était enseigné.

Dans la mesure où il importait surtout de protéger le coeur, situé à gauche, il convenait de porter le bouclier avec la main gauche et l’épée avec la droite. Les enfants auraient été éduqués à se servir plutôt de leur droite. Encore une question de survie.

 

Pour en savoir plus, je vous propose la lecture de Je suis gaucher… Et alors?

Je suis gaucher... et alors ?Un ouvrage, adapté pour les enfants, qui nous enseigne les difficultés, habiletés particulières et “persécutions” des gaucher.ère.s à travers l’histoire.

Nous apprenons ainsi qu’autrefois un japonais pouvait divorcer de sa femme s’il apprenait qu’elle était gauchère … il y a fort à parier que la réciproque n’était pas appliquée … ou encore que la première guerre mondiale a aidé à la réhabilitation des gauchers du fait que tant d’hommes aient perdu leur main droite sur le champs de bataille … OK, 1 partout …

 

 

BREF…

Tout ça pour dire que manger avec sa main non dominante revient à travailler notre hémisphère non dominant et ainsi le muscler pour gagner en agilité cérébrale.

Plus on est agile, plus on est en capacité d’ouvrir son champs des possibles, limiter ses croyances et provoquer le changement tant espéré.

Encore une façon d’entraîner son cerveau.

Alors, ne tergiverser pas sur l’intérêt de le faire, testez le! Le temps d’un repas ou de plusieurs si le coeur vous en dit.

A demain,

 

Défi des 100 jours pour une alimentation consciente

Jour 25: FELICITATIONS! ou l’art du Bilan & Bravo

Les auteurs aujourd’hui nous félicitent.

BRAVO! Vous avez effectué 1/4 du défi!

Puis nous invitent à dresser un bilan de ces 24 premiers jours.

Un proverbe allemand dit:

Aujourd’hui est l’élève de hier.

J’ajouterai à condition que l’élève apprenne et révise ces leçons régulièrement.

En bonus, s’auto-congratuler pour notre persévérance dans ce début du défi.

Nous sommes invité.e.s à passer en revue 10 thèmes:

  1. Relire les 25 premières pages du défi et s’attarder sur nos succès et ce sur quoi nous sommes les plus reconnaissant.e.s. … Bon pour le moral quand on a tendance à oublier ou minimiser nos réussites ….
  2. Noter nos déceptions ou les choses pour lesquelles nous nous sommes engagées et que nous n’avons pourtant pas menées à bien ou pas jusqu’au bout. … Bon pour se rappeler que nous nous sommes engagé.e.s vis à vis de nous-mêmes et que ce défi demande des actions pour produire des effet…
  3. Identifier des outils, exercices, modes de faire qui nous ont plu ou qui ont convenu à notre corps et programmer leur ritualisation. … Rien de tel pour intégrer à notre quotidien de nouvelles bonnes habitudes ….
  4. Déterminer dans notre entourage une ou plusieurs personnes avec lesquelles nous pourrions partager le défi et qui pourraient être soutenantes. … Rien de tel que d’avoir un ami de challenge qui puisse comprendre et vivre avec nous nos hauts et nos bas …
  5. Lister ce que nous avons appris de nous-même, de notre alimentation. … La capitalisation du retour d’expériences sera plus aisée si elle est faite régulièrement plutôt qu’au bout de 100 jours …
  6. Ecrire notre ressenti vis à vis des résultats atteints. … Quelles étaient nos intentions de début de défi? Où en sommes-nous par rapport à leur état de réalisation? …
  7. Se pardonner si l’on garde du ressentiment envers nous au sujet de notre participation au défi des 100 jours pour une alimentation consciente. … Il est vrai que continuer avec un fort regret ou une grande déception ne ferait que minimiser les chances de succès à venir. Autant s’en libérer…
  8. Être authentique et répondre à la phrase: “Si je n’avais pas peur, je …” … Cela nous permettra de dépasser une peur inconsciente qui pourrait nous bloquer et ainsi nous autoriser à faire le meilleur pour nous-même…
  9. Faire un bilan de nos premières intentions. … Ainsi nous pouvons les conforter ou bien les faire évoluer en fonction des apports de la réflexion menée en répondant au 8 premières questions …
  10. Célébrer nos victoires! … Seul.e ou avec votre ami.e de challenge … Rien de tel pour s’apporter de l’amour et de la reconnaissance …

Pour notre bilan à Akhenaton et moi, il ressort que:

Il est établi que:

  • Nous mangeons dans une ambiance plus silencieuse, et totalement en silence en ce qui me concerne,
  • Nous pratiquons une séance de méditation tous les soirs dans le rituel du coucher,
  • Nous cultivons la bienveillance envers nous en identifiant chaque matin nos réussites de la veille en lien avec le défi,
  • Nous mangeons moins. Je dois vous préciser que la règle du Hara Hachi Bu m’a marquée. J’ai longtemps réfléchi à comment faire pour savoir que l’on remplit notre estomac à 80%? J’ai trouvé une astuce. J’ai diminué de 20% les portions dans nos assiettes. En plus, nous nous sommes achetés des bols individuels différents pour chacun – dont la taille pourrait représenter celle de notre estomac. Cela aide à prendre conscience de la quantité de nourriture avalée par rapport à la taille de notre estomac et en plus c’est ludique… Je vous le recommande!
  • Akhenaton demande intérieurement à son corps de quoi celui-ci a besoin avant de prendre son petit déjeuner,
  • Je m’autorise à manger quand j’ai faim, ce dont j’ai envie et non manger quand c’est l’heure, ce qu’il y a de prêt.

Il reste à pérenniser:

  • L’implication d’Akhenaton dans la préparation des repas,
  • Manger plus régulièrement en conscience,
  • Boire plus d’eau,
  • Le rituel des repas à partager sur ardoises,
  • Le rituel d’Akhenaton proposant de séparer le contenu de son assiette en deux pour s’interroger à mi-assiette sur sa satiété,
  • Le rituel des fleurs chaque vendredi en signe de reconnaissance et pour entretenir cette relation nouvelle à la nourriture,
  • Introduire une détox liquide deux jours dans l’année.

Il reste à tester:

  • Prendre mon petit déjeuner terrasse en ville (je n’ai pas pris le temps de le faire).

J’ai une déception quant au défi, j’imaginais qu’à cette étape j’aurai testé plus d’exercices et outils pour savoir quelle alimentation me convient le mieux (sans gluten, sans sucre…) mais cela va sans doute venir…

Enfin pour ce qui est de partager le défi, vous êtes tous et toutes autant d’ami.e.s de challenge car le fait de savoir que je dois écrire tous les soirs m’impose une rigueur et une discipline fabuleusement aidante! J’en profite pour vous remercier!

Nos intentions restent identiques:

Pour Akhenaton: Il s’agit de maigrir,

Pour moi: Trouver une alimentation qui nourrit durablement mon corps et Trouver une relation équilibrée à la Terre dans ma consommation et ma gestion des déchets.

Enfin, identiques à ceci près que j’ajoute en ce qui me concerne:

Renouer avec mon rôle de parent nourricier en conscience et en toute déculpabilisation.

J’en profite aussi pour me féliciter du défi dans le défi d’avoir écrit un article par jour ses 25 derniers jours. C’est aussi très apprenant pour moi dans mon écriture et l’analyse du défi.

Je finirai en partageant une citation de Robert Fritz qui me porte particulièrement en cette rentrée:

Si vous limitez vos choix seulement à ce qui semble possible ou raisonnable, vous vous déconnectez de ce que vous voulez vraiment, et tout ce qui reste est un compromis.

Et vous? Que voulez vous vraiment et que feriez-vous si vous n’aviez pas peur…?

ARTmonyeusement vôtre,

Sonnya